La mode de la vie nomade

Les modes, ça va et ça vient. Je fais de la moto depuis de nombreuses années, et c’est maintenant la folie vers les motos de style aventure, pour ceux dont la grosse aventure en moto était d’aller prendre un café dans le village à côté, avec la moto qui brille et les vêtements tous identifiés avec LA marque. D’ailleurs, la compagnie Harley Davidson a compris où était son avantage en sortant la Pan America. Ceci dit, je précise que les propriétaires de HD ne sont pas de faux aventuriers, et que la Pan America n’est pas une mauvaise moto. Mais inutile de préciser si tu suis ma ligne de pensée.

J’imagine que c’est la même chose pour le vanlife? J’y ai adhéré depuis un an, et j’ai commencé « petit » pour voir ce qui me tentait dans cette aventure, et surtout de quoi j’avais réellement besoin. Et je me suis vite rendue compte que c’est la même affaire dans ce monde-là: tu veux avoir le kit que tout le monde a (le gros kit là!), pour finalement te rendre compte que tes besoins (et tes moyens), eh bien ils sont pas nécessairement les mêmes que ceux du gars ou de la fille à côté. Et il est fort probable que les vrais nomades m’ont vue arriver dans le décor, comme je vois moi-même les nouveaux amateurs de moto double usage embarquer sur leur nouvelle monture avec l’intention de conquérir les routes de gravier et les sentiers hors-route. Comme je l’ai fait moi-même il y a quatre ou cinq ans après être débarquée de ma moto sport.

Ces deux dernières années, j’ai envisagé le Promaster 3500 gris… euh non le rouge! Puis le Transit 250 4×4 avec de gros pneus, parce que ça a de la gueule en tabarouette et qu’avec ça je pourrai aller partout! J’ai aussi pensé à un autobus, c’est tellement cool le skoolie life! Pour enfin me rappeler que Ma Grande, ma moto qui me fait triper – un KTM 690 Enduro – a déjà prouvé des tas de fois qu’elle m’amène là où je veux aller – ou presque, j’avoue avoir parfois trop d’ambition. Et que ma petite van, quant à elle, m’apporte juste le confort supplémentaire qui me manquait quand je pars avec ma moto. Et de manière cozy en plus! Je suis, je l’avoue, tombée en amour avec mon Ti-Monsieur tout blanc – un Promaster City même pas neuf – et je tripe littéralement à jouer d’ingéniosité pour tout entrer ce que je veux y entrer, sans perdre en confort.

Au final, dis-toi une chose: t’es nomade au départ dans ta tête et dans ton coeur… ou tu l’es pas. De la même manière que t’es motocycliste ou tu l’es pas. Tu le fais pour suivre la mode, ou bien tu le fais parce que c’est dans tes tripes, c’est vraiment TOI.

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Dimanche matin pluvieux

Dimanche matin pluvieux, un peu de magasinage pour la déco de la van, avant de préparer la moto pour la fin de semaine prochaine. Mais avant tout, un bon café et MON traditionnel bénédictine aux pommes… Je suis assise pas très loin de la porte, de sorte que je suis la première personne que tous les enfants qui entrent voient tout de suite en entrant, et j’ai systématiquement droit à un beau grand sourire ou signe de la main. C’est un de ces jours, je crois, où je me suis levée avec ma face de clown…

Au moins ce matin, on peut accéder à la salle à manger. Y a eu quelques matins, dans la dernière année, où j’ai dégusté mon déjeuner dans la van. Les réchauds de café sont pas mal moins nombreux!

Et toi tu fais quoi aujourd’hui?

Hasta luego!

À part les photos croquées sur la route et quelques textes pigés dans mon répertoire des dernières années, tu vas te dire que je me fais plutôt discrète ces temps-ci, côté écriture. C’est pas que je brûle pas d’essence, bien au contraire, mais peut-être que la situation porte davantage à l’introspection qu’aux élucubrations. Ok j’avoue que j’ai cherché sur Google pour m’assurer que ce dernier mot correspondait bel et bien à ce que je voulais dire. J’en ai profité pour le « ploguer » ici, vu que ça s’insère plutôt mal dans une conversation, à moins d’avoir bu un ou deux verres de sangria en trop, et encore…

Bref, fait pas mal chaud ces temps-ci, comme tu sais. Trop pour aller jouer dans le bois et risquer de me retrouver à suer ma vie pour sortir ma moto d’un trou de bouette (tout à fait dans mes cordes). Je choisis donc depuis quelques jours le confort de l’air climatisé de Ti-Monsieur. Oui, c’est bien de la boîte blanche à quatre roues dont je te parle. Si tu le savais pas, c’est son nom. D’ailleurs, si tu es de ceux qui l’ont reconnu sur la route, je suis vraiment contente que tu aies pris le temps de venir me piquer un brin de jasette. Sinon, jette un coup d’oeil aux photos sur Instagram et sur ma page Facebook, histoire de voir de quoi il a l’air. Facile à reconnaître avec sa boîte sur le toit, et surtout que j’ai fait faire un sticker Josée on the Go! que j’ai collé en arrière.

Tu pourras aussi voir des photos de Ma Grande, ma moto, une KTM 690 plus noire qu’à l’origine, assez reconnaissable paraît-il. Comme ça, t’auras pas d’excuse pour ne pas m’envoyer la main quand tu me croiseras, et venir me jaser si par un hasard de circonstances je suis justement arrêtée. Ça me fera plaisir de faire ta connaissance!

Travail oblige, je me promène beaucoup dans la région de l’Estrie depuis quelques semaines, ou pour de bon devrais-je dire, puisque j’ai accepté un poste permanent. D’ailleurs, je suis à la recherche d’un petit terrain où je pourrais installer mon pied-à-terre, un garage avec un loft. Je le lance dans l’univers, ça marche toujours – du moins quand ça a de l’allure.

Bon je te laisse là-dessus, je retourne à ma sangria. Ciao mon ami(e), hasta luego! (Vraiment délicieuse cette sangria…!)